Col de l'utérus

La chimiothérapie

 

UNE MODALITE DE TRAITEMENT…

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La chimiothérapie est un traitement du cancer à base de médicaments qui a été découvert en 1943. Ces médicaments ont pour but de détruire les cellules cancéreuses. Ils peuvent être administrés par voie intraveineuse ou par voie orale. Les médicaments circulent dans le sang pour atteindre les cellules cancéreuses dans le corps tout entier.

La chimiothérapie est administrée en cycles. Chaque période de traitement est suivie d’une période de repos thérapeutique permettant la récupération des lignées cellulaires normales affectées par le ou les médicaments.

La durée totale d’une chimiothérapie est de 4 à 6 mois selon les schémas thérapeutiques utilisés. En général, la chimiothérapie ne nécessite pas d’hospitalisation.

 

SES INDICATIONS

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GLOBALEMENT 

Le cancer du col de l’utérus est peu sensible aux traitements par chimiothérapie seule.  En revanche, cette modalité est très utile en cas de rechute.

LES OPTIONS ACTUELLES 

Sans exposition préalable au cisplatine 

Standard

  • Cisplatine 50mg/m² J2 + paclitaxel 135mg/m² J1 (sur 24h) q21 (option : paclitaxel 175mg/m² (sur 3h))

Options

  • Cisplatine 50mg/m² J1 + topotécan 0,75mg/m² J1-3 toutes les 3 semaines
  • Carboplatine AUC5 J1 + paclitaxel 175mg/m² (sur 3h) J1 toutes les 3 semaines

Si exposition préalable au cisplatine 

Standard

  • Cisplatine 50mg/m² J2 + paclitaxel 135mg/m² J1 administré sur 24 heures toutes les 3 semaines (alternative, paclitaxel 175mg/m² administrés en 3 heures)

Options

  • Carboplatine AUC5 J1 + paclitaxel 175mg/m² (sur 3h) J1 toutes les 3 semaines
  • Paclitaxel 175mg/m² (sur 3h) J1 + topotécan 0,75mg/m² J1-3 toutes les 3 semaines

L’association du bevacizumab à la chimiothérapie 

Elle améliore significativement le taux de réponse, la survie sans progression et la survie globale au prix d’un surcroit de toxicités (hypertension artérielle, phlébitess, fistules) mais sans impact sur la qualité de vie

Elle est indiquée en association avec  la chimiothérapie de première ligne jusqu’à progression ou réponse complète.

  • Cisplatine 50mg/m² J1 + paclitaxel 135mg/m² ou 175mg/m² J1 toutes les 3 semaines + bevacizumab 15 mg/kg
  • Paclitaxel 135mg/m² J1 + topotécan 0,75mg/m² J1-3 toutes les 3 semaines +bevacizumab 15 mg/kg

La radio-chimiothérapie 

Actuellement c’est l’option la plus souvent proposée.

LA DURÉE DU TRAITEMENT 

Il y a, en moyenne, quatre cycles de chimiothérapie. La durée totale du traitement  est d’un peu plus de deux mois.

 

AVANT DE DEBUTER LA CHIMIO…

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Au moment du diagnostic et avant d’entreprendre le traitement de chimiothérapie, des examens sont nécessaires.

Il est préférable d’éliminer toute source d’infection avant de débuter une chimiothérapie. La source d’infection la plus fréquente est dentaire. Si votre traitement de chimiothérapie n’est prévu que dans 2 ou 3 semaines, vous avez le temps de faire examiner et traiter vos dents chez votre dentiste, avant de débuter.

Une prise de sang sera systématiquement réalisée avant la chimiothérapie dans le but de s’assurer du bon fonctionnement d’organes essentiels pour le métabolisme et l’élimination des médicaments, tels que le foie et le rein.

Dans cette prise de sang, il sera également vérifié que les cellules circulantes du sang (globules blancs, globules rouges et plaquettes) sont à un taux satisfaisant, car ce sont les cellules saines de l’organisme dont la production est la plus sensible aux médicaments de la chimiothérapie.

Si le taux de globules rouges (ou plus précisément, le taux d’hémoglobine) est trop bas, il vous sera proposé de recevoir une transfusion de sang (culots globulaires) avant de réaliser la chimiothérapie.

Certains médicaments de chimiothérapie peuvent présenter une toxicité orientée vers certains organes précis. Des examens peuvent alors être utiles pour vérifier que cet organe fonctionne de façon satisfaisante chez vous avant d’administrer le médicament.

 

CATHETER CENTRAL, CHAMBRE IMPLANTABLE

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CATHÉTER OU NON ? 

La chimiothérapie est le plus souvent administrée directement par voie intraveineuse au moyen d’une aiguille qui est placée temporairement dans une veine du bras. Les médicaments de chimiothérapie sont injectés dans cette veine grâce à une perfusion. Une perfusion est une poche de plastique remplie de liquide et placée en hauteur pour que le liquide coule dans un tube de plastique fin et flexible (ou tubulure) qui relie la poche à l’aiguille de la veine du bras. Les médicaments de chimiothérapie sont soit dilués dans le liquide de la poche, soit injectés dans la tubulure par l’intermédiaire d’une seringue.

L’injection des médicaments de chimiothérapie directement dans les veines du bras est une solution qui peut être proposée dans les cas suivants, une durée de perfusion courte pour chacun des médicaments, un nombre prévu réduit d’injections et surtout un   bon capital veineux.

LES OPTIONS 

Si un médicament doit être administré sur plusieurs heures et à fortiori sur plusieurs jours, si la durée de la chimiothérapie peut être assez longue, si les veines du (ou des) bras ne sont pas suffisantes ou si les injections précédentes de chimiothérapie ont entraîné une inflammation des veines (veinite), il peut vous être proposé la mise en place d’un cathéter central pour la durée de la chimiothérapie.

Ce type de cathéter est appelé central car une des extrémités du tube fin est située au niveau d’une grosse veine centrale, avant que celle-ci rejoigne le cœur (veine cave supérieure). Les cathéters sont composés de matériaux biocompatibles (silicones, polyuréthanes) qui sont bien supportés par l’organisme. Avec un suivi approprié, ces cathéters peuvent rester placés aussi longtemps que nécessaire ce qui évite au patient d’être piqué dans le bras à chaque séance de chimiothérapie. Il existe deux sortes de cathéters.

Les cathéters extériorisés à la peau 

Ils ont leur extrémité qui ressort à travers la peau, par une petite incision généralement située sous la clavicule, l’os qui relie le sternum à l’épaule. Ils sont installés sous anesthésie locale. On pose la perfusion directement au niveau de l’extrémité du tube du cathéter qui ressort.

Les chambres implantables 

Elles n’ont pas leur extrémité qui ressort à travers la peau, car elles sont reliées à un réservoir ou chambre (Port-A-Cath™, Infusaport™, etc.) qui est inséré sous la peau.   La chimiothérapie est administrée en piquant dans le réservoir avec des aiguilles spéciales.

Le cathéter et la chambre sont implantés, au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale de courte durée. Une courte incision permet de découvrir une veine de la base du cou. La chambre est mise sous la peau du thorax, au-dessous de la clavicule, généralement assez loin du sternum pour des raisons esthétiques.

Dans les 48 heures qui suivent la pose, une douleur à la base du cou est assez fréquente, on vous prescrira des médicaments contre la douleur pour cela.Le pansement peut être retiré au bout de quatre jours, les fils de la suture se résorbent habituellement tout seul.

Par la suite, aucun pansement ne sera nécessaire. Vous pourrez mener avec ce dispositif une vie normale. Seuls les sports violents sont à éviter. Le port de la ceinture de sécurité reste conseillé. Un carnet de surveillance de la chambre vous sera remis afin de noter les gestes effectués à ce niveau. Une chambre peut être conservée pendant plusieurs années.

Les incidents liés au dispositif sont rares mais doivent amener à consulter :

  • Une douleur et rougeur au niveau du boîtier doivent faire craindre une infection
  • Une douleur et gonflement du bras peuvent faire suspecter une obstruction de la veine
  • Un mauvais fonctionnement de la chambre.

Le Pour et le Contre des deux techniques…