Col de l'utérus

L’épidemiologie

 

AVANT PROPOS

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Le cancer du col de l’utérus, parfois appelé cancer du cervix, est une maladie qui touche la partie inférieure de l’utérus, située dans la partie supérieure du vagin.

C’est une maladie que l’on peut maintenant prévenir par la vaccination, dépister très facilement par la pratique des frottis, traiter et guérir le plus souvent. Il faut souligner, que le diagnostic et le traitement de la maladie à un stade de cancer in situ  sont pratiquement toujours suivis d’une guérison…

 

DES CHIFFRES TRES VARIABLES D’UN PAYS A L’AUTRE…

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GLOBALEMENT              

C’est un problème majeur de santé publique dans le monde.

Par an, on estime l’incidence à 530 000 nouveaux cas (chiffres de 2012) et la mortalité à 270 000   décès. C’est le 12ème   cancer féminin, en incidence.

Son taux de mortalité est estimé à 1,6 pour 100 000 femmes.

UNE RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE HÉTÉROGÈNE 

Quatre-vingts pour cent des décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement et l’incidence de la maladie varie de 2.5 à 55 cas pour 100 000 femmes.

Le risque durant la vie d’une femme de développer la maladie est de moins de 1 % en France et de 5 % dans les pays en voie de développement.

EN EUROPE OCCIDENTALE 

Elle aussi très variable, reflétant les différentes politiques de dépistage. L’incidence annuelle, pour 100 000 femmes, varie de 4 cas, pour la Finlande à 12 cas pour l’Autriche.

 

EN FRANCE

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DES CHIFFRES EN BAISSE… 

En termes d’incidence…

En 2017, le taux d’incidence annuel standardisé estimé était de 6 cas pour 100 000 femmes.

Avec 2 835 nouveaux cas par an estimés en 2017 le cancer invasif du col de l’utérus se situe au 12ème rang des localisations de cancer, en termes de fréquence chez la femme.

Son incidence annuelle pour 100 000 femmes est en baisse constante depuis 20 ans. Ainsi, elle est passée de 14,9, en 1980 à 6, en 2017  (-3 % par an) en raison du dépistage systématique, frottis vaginaux et recherche des infections génitales dues à papillomavirus (HPV).

QUI TOUCHE-T-IL ? 

Il peut survenir à tout âge, cependant l’âge médian de découverte est de 51 ans. On observe une augmentation de l’incidence entre 20 et 40 ans jusqu’à 20 cas pour 100 000 femme qui se stabilise après 50 ans.

SON PRONOSTIC… 

C’est un cancer de pronostic dit « intermédiaire » avec une survie nette de 86 % à 5 ans et de 76 %, à 10 ans.

La mortalité de cette maladie a diminué mais on observe, récemment, un ralentissement. Néanmoins, ce cancer a causé, en 2017 encore 1 084 décès avec un pic de mortalité à 64 ans.