Col de l'utérus

La vaccination

 

UN PEU DE TECHNIQUE…

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LE PRINCIPE 

Les essais de protection dans des modèles animaux de papillomavirus ont conduit à l’utilisation de particules virales recombinantes comme antigène des vaccins prophylactiques contre les papillomavirus humains (HPV).

Ces pseudo-particules sont des structures vides, dépourvues d’ADN viral, mais analogues du point de vue antigénique à celle de la capside virale des papillomavirus.

LES DEUX VACCINS 

Leur composition 

Ils sont constitués de la protéine majeure de capside (L1) des HPV, protéine obtenue par surexpression en système baculovirus/cellules d’insecte (Cervarix) ou en levures (Gardasil) recombinantes.

Les protéines L1 s’auto-assemblent sous forme de pseudocapsides virales, structures antigéniques qui portent les épitopes conformationnels responsables de la production des anticorps neutralisants protecteurs.

Leur mode d’action 

Ils induisent la production d’anticorps neutralisants qui empêchent ultérieurement le virus d’infecter ses cellules cibles, les kératinocytes de la couche basale de l’épithélium.

 

UN PAS VERS L’ERADICATION DE LA MALADIE…

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LES PREUVES SCIENTIFIQUES 

Pour le vaccin quadrivalent, Gardasil™

Les études FUTURE 1 et 2 ont porté sur 17 622 femmes qui ont reçu soit le vaccin quadrivalent, soit le placebo, avec un recul de 42 mois.

L’efficacité sur les lésions de haut grade (CIN-III) est de 100 % (intervalle de confiance 95 % 85,5 à 100 %) et de 96 % (91 à 99 %) sur les condylomes.

Pour le vaccin bivalent, Cervarix™ 

L’étude PATRICIA a porté sur 18 000 femmes qui ont été immunisée soit par le vaccin bivalent, soit par un placebo. L’efficacité sur les lésions de haut grade, CIN-II, est de 100 % (90,5 à 100 %).

Globalement, ce que l’on sait à partir de l’expérience australienne… 

Il est nécessaire de vacciner 125 jeunes femmes pour éviter une lésion de haut grade, et 22 pour éviter une anomalie de grade inférieur.

Leur tolérance… 

En juin 2008, le premier bilan a été établi chez 800 000 femmes vaccinées par l’AFSSAP.

Sur 700 notifications analysées, 86 % concernaient des effets indésirables bénins et transitoires.

Quelques effets indésirables graves ont été signalés et ont nécessité une hospitalisation : syndrome fébrile, douleurs articulaires, syncope.

Quelques cas de maladies auto-immunes ont été signalés, mais ils ne permettent pas d’établir un lien de causalité.

Aucun effet indésirable n’a été rapporté pour la trentaine de cas d’une vaccination effectuée en cours ou 1 mois avant une grossesse.

Son remboursement en France 

Les deux vaccins contre le papillomavirus coûtent environ 150 € la dose et sont remboursés à 65 % par l’Assurance Maladie. Les complémentaires santé prennent en charge la différence.

LE CERVARIX™ 

En bref… 

C’est un vaccin pour la prévention des lésions précancéreuses du col de l’utérus et du cancer du col de l’utérus dus à certains types oncogènes de Papillomavirus Humains (HPV). L’indication est basée sur la démonstration de l’efficacité chez les femmes âgées de 15 à 25 ans vaccinées et sur l’immunogénicité du vaccin chez les jeunes filles et les femmes âgées de 10 à 25 ans.

En pratique… 

Il est recommandé pour les chez les adolescentes âgées de 11 à 14 ans révolus.

Le nouveau schéma de vaccination recommandé comporte 2 doses administrées, le mois 0 et le mois 6.

LE GARDASIL™ 

Il est indiqué chez sujets âgés de 9 ans, pour la prévention :

  • Des lésions génitales précancéreuses du col de l’utérus, de la vulve et du vagin et du cancer du col de l’utérus dus à certains types oncogènes de papillomavirus humains (HPV)
  • Des verrues génitales externes (condylomes acuminés) dues à des types HPV spécifiques.

Il s’administre sous forme d’injections sous-cutanées, en trois doses. La deuxième dose est administrée 2 mois après la première dose et la troisième dose l’est, 4 mois après la deuxième dose.

 

LA COUVERTURE VACCINALE, EN BAISSE…

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QUELQUES CHIFFRES…  

En France, en 2012, 42 % des jeunes filles de 17 ans avaient été vaccinées, dont plus de 50 % à l’âge de 14 ans.

En 2015, 17 % des filles âgées de 16ans ont été vaccinées !

De plus, dans seulement 30 % des cas, la vaccination est complète et, donc, protectrice…

C’est loin des chiffres australiens avec des taux de couverture vaccinale à partir d’une campagne de vaccination scolaire des jeunes filles de 12 à 13 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 17 ans de la population cible avec 84 % pour une dose, 79 % pour 2 doses et 70 % pour les 3 doses. Dans ce pays, la prévalence des HPV vaccinaux est passée de 28,7 à 6,7 % chez des jeunes femmes âgées de 18 à 24 ans consultant en centre de planning familial, ce qui situe l’efficacité vaccinale contre l’infection par les HPV vaccinaux à 73 %.

Le calendrier vaccinal 2017 est en ligne ! Etes-vous à jour ? 

Le calendrier des vaccinations rappelle les recommandations vaccinales en fonction des âges et des risques. Il est mis à jour chaque année par le ministère chargé de la santé après avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP).

Le calendrier vaccinal 2018  apporte de nouvelles recommandations concernant les vaccinations contre les infections à méningocoque, à papillomavirus humains, à pneumocoque, la varicelle et le BCG.

En savoir plus :  Ministère des Solidarités et de la Santé

Le respect du calendrier vaccinal est le meilleur moyen de se protéger efficacement tout au long de sa vie contre certaines maladies contagieuses.

Si vous n’êtes pas à jour dans vos vaccins, il n’est pas nécessaire de tout recommencer. Il suffit de reprendre la vaccination au stade où elle a été interrompue et de la compléter.

Le calendrier des vaccinations 2018 au format PDF (6,7 Mb) :    Téléchager le calendrier 

Le calendrier vaccinal simplifié 2018 au format PDF (811 ko) :   Télécharger le calendrier

 

LA PEUR DES MALADIES AUTO-IMMUNES…

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En France, les données SNIIRAM  (système national d’information interrégimes de l’assurance-maladie) 

Elles portent sur 1 774 000 jeunes filles âgées de 11 à 15 ans parmi lesquelles 33,8 % avaient eu une vaccination anti-HPV.

Elles n’indiquent aucune différence dans le taux d’incidence de 9 maladies auto-immunes entre les vaccinées et les non vaccinées après 3 ans de suivi : 2,14/10 000 personnes dans la population vaccinée, 2,06 dans la population non vaccinée.

La sclérose en plaque (SEP) ? 

Une étude cohorte récente a inclus toutes les femmes danoises et suédoises âgées de 10 à 44 ans, soit près de 4 millions de femmes dont 800 000 vaccinées, qui ont été suivies de 2006 à 2013.

Cette étude n’a pas retrouvé de majoration du risque de sclérose en plaque ou d’autres maladies démyélinisantes chez les femmes vaccinées.