L’adénocarcinome mucieux de l’ovaire

 

 

 

DESCRIPTION

……………………………………..…………………………………………………………………………..

Ce type de tumeurs représente 10% de l’ensemble des cancers de l’ovaire.
Les symptômes habituels sont les même que ceux des autres tumeurs ovariennes (sensation de gonflement ou pesanteur abdominal, douleurs, mictions fréquentes).

 

PRISE EN CHARGE

………………………………………………………………………………………………………………….

Le diagnostic est fait par l’examen histologique (au microscope) de la tumeur ovarienne enlevée chirurgicalement.

Le plus souvent, le cancer mucineux est localisé à un ovaire (stade 1). Plus rarement, il peut exister des localisations au niveau du péritoine ou d’autres organes. Dans certains cas, il peut être difficile de savoir si la tumeur est apparue au niveau de l’ovaire (primitive) ou si elle provient en fait d’un autre organe (métastase). En cas de doute, le médecin peut demander des explorations du tube digestif (endoscopies) et du pancréas (scanner) à la recherche d’une tumeur primitive. Pour la même raison, une ablation de l’appendice doit systématiquement être pratiquée au cours de l’intervention.

Le traitement chirurgical habituel consiste à réaliser l’ablation des deux ovaires, de l’utérus, des ganglions pelviens et lombo-aortiques, de l’épiploon et de l’appendice. Dans certains cas, il est possible de réaliser un traitement qui conserve l’utérus et le 2e ovaire pour permettre une grossesse sans augmenter le risque de rechute. La tumeur doit être strictement localisée à un ovaire (stade IA) et de grade 1, c’est-à-dire très peu agressive. Par précaution, la plupart des équipes réalisent une chirurgie complète secondairement lorsque la femme ne souhaite plus d’enfant.

Une chimiothérapie n’est nécessaire que si la tumeur présente des signes d’agressivité ou si la tumeur s’étend au-delà de l’ovaire. Le protocole préconisé est celui utilisé dans les autres cancers de l’ovaire, associant la carboplatine et le paclitaxel (taxol) pour 6 cycles. Des essais cliniques sont en cours pour identifier la chimiothérapie la plus efficace. La radiothérapie n’est pas utilisée car peu efficace et toxique pour les organes abdominaux.

 

SURVEILLANCE

……………………………………………………………………………………….…………………………

Dans tous les cas une surveillance étroite est nécessaire. Elle consiste essentiellement en un examen clinique et un dosage des marqueurs élevés initialement (CA 125 ou CA 19-9 ou ACE) tous les 3 mois pendant 2 ans puis tous les 6 mois jusqu’à la 5e année puis une fois par an. Si un traitement conservateur a été réalisé ou si les marqueurs étaient initialement normaux, il est nécessaire de réaliser une échographie par voie endo-vaginale selon le même rythme.