Ovaires et trompes

Les ovaires

 

UN PEU D’ANATOMIE
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LEUR SITUATION

Les ovaires, gonades de la femme, sont des organes pairs qui se situent, latéralement à gauche et à droite, dans la cavité pelvienne ou « petit bassin ».

La face interne des ovaires correspond au pavillon des trompes de Fallope*, et grâce à trois ligaments (ligament propre, ligament suspenseur, ligament tubo-ovarien), ils sont maintenus en place dans l’abdomen. Le péritoine se réfléchit au niveau du bord antérieur autour des éléments de fixation. Cette ligne de réflexion détermine le hile de l’ovaire (au niveau de son bord antérieur). Le péritoine forme un méso,le mésovarium.

LEUR ASPECT

Ce sont deux petits organes ovoïdes aplatis en forme d’amande, de 4 cm de long et 1,5 cm d’épaisseur. Chaque ovaire comprend deux régions :

Une région périphérique, dite zone corticale, contient des follicules de différentes tailles et éventuellement un corps jaune.

Une région centrale dite, zone médullaire, est formée d’un tissu conjonctif riche en vaisseaux sanguins.

Le poids des ovaires est variable en fonction de l’âge. Chez la petite fille, l’ovaire pèse de 2 à  3 g. Chez la femme adulte, il pèse de 6 à 8 g.

Durant le cycle menstruel, il peut doubler ou tripler de volume quand l’ovule arrive à la maturité.

Après la ménopause, l’ovaire pèse 1 à 2 g et tend à s’atrophier et à devenir lisse et dur.

LEUR VASCULARISATION 

La vascularisation des ovaires se fait par l’intermédiaire des artères ovariennes issues de l’aorte abdominale.

(* Gabriel Fallope (Fallopio ou Falloppio), 1523 – 1562, anatomiste et chirurgien italien)

 

LES FOLLICULES

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QUEL ASPECT ? 

Ils sont contenus dans le stroma de la zone corticale de l’ovaire.

La surface de l’ovaire chez la femme adulte est irrégulière et mamelonnée. Les saillies correspondent aux follicules sous-jacents de De Graff* et les dépressions sont les cicatrices post-ovulatoires.

L’ÉVOLUTION DES FOLLICULES 

On distingue deux types de follicules.

Les follicules évolutifs 

Ils sont aussi appelés gamétogènes. Par cycle, un seul de ces follicules atteindra la maturité et pondra un ovule.

Chaque follicule contient un ovocyte de premier ordre ou ovocyte 1 à 2N chromosomes, bloqué au stade de la prophase de la 1ère méiose   .

Il existe plusieurs types de follicules évolutifs, correspondant à différents stades de maturation. Ce sont chronologiquement :

  • Le follicule primordial
  • Le follicule primaire
  • Le follicule secondaire
  • Le follicule tertiaire, pré-antral, puis cavitaire
  • Le follicule mûr ou follicule de De Graaf

(*Reinier de Graaf – 1641 – 1673 – médecin et anatomiste néerlandais)

 

L’OVULATION

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La sortie de l’ovocyte secondaire hors du follicule, dépend de la rupture à la fois de la paroi du follicule et de la paroi de l’ovaire.

Quelques heures après le pic des hormones LH et FSH on observe un vascularisation renforcée et une modification œdémateuse des alentours du follicule dominant. Il migre alors vers la surface de l’ovaire où il forme une protubérance.

Les follicules involutifs, « non élus », dégénèreront.

L’examen de l’ovaire d’une femme âgée permet d’apercevoir à la surface de celui-ci des cicatrices, témoins des traces d’anciens ovocytes libérés.

 

LE CORPS JAUNE

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Après l’ovulation, certaines cellules du follicule débarrassées de l’ovocyte se transforment en corps jaune. C’est une glande endocrine temporaire. Elle sécrète de la progestérone et des œstrogènes.   Ce corps jaune finit par disparaître avec le temps.

 

LES GRANDES FONCTIONS DE L’OVAIRE

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DEUX FONCTIONS 

L’ovaire a ainsi deux fonctions   distinctes.

  • Une fonction de type exocrine, c’est l’ovogenèse dont la finalité est la production d’ovocytes matures ou ovules
  • Une fonction de type endocrine représentée par la sécrétion d’hormones, comme les œstrogènes et la progestérone.

LE CONTRÔLE DES FONCTIONS DE L’OVAIRE 

Elles sont régulées par certaines structures du cerveau.

L’antéhypophyse :

L’hypophyse est une glande située à la base du cerveau et considérée en quelque sorte comme le chef d’orchestre de toutes les glandes endocrines l’organisme. Les secrétions de l’hypophyse est sous la dépendance de l’hypothalamus.

L’hypothalamus :

C’est une structure située au dos du thalamus qui orchestre le lien entre système nerveux et système hormonal.

Il régularise le sommeil, l’activité sexuelle, la faim, la soif et les émotions.

 

LE RÔLE DES GONADOTROPHINES

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LA FSH (HORMONE FOLLICULO-STIMULANTE) 

Sa nature et ses fonctions 

C’est une glycoprotéine d’un poids moléculaire de 30 000 Daltons produite par l’anté-hypophyse. La FSH a pour rôles de :

  • Promouvoir la synthèse de son propre récepteur dans les cellules de la granulosa et les cellules de Sertoli*.
  • Stimuler l’activité de l’aromatase dans les cellules de la granulosa. L’aromatase est une enzyme qui permet la conversion des androgènes en œstrogènes
  • D’être responsable du « choix du follicule dominant »

Le contrôle de la sécrétion

La synthèse et la sécrétion de la FSH par l’hypophyse est sous le contrôle de différents régulateurs tels que :

  • La GnRH (Gonadotropin Releasing Hormone) d’origine hypothalamique
  • Les œstrogènes ovariens
  • L’activine et l’inhibine, toutes deux d’origine gonadique

 LA LH (HORMONE LUTÉNISANTE) 

Sa nature 

C’est aussi une glycoprotéine d’un poids moléculaire de 30 000 Daltons produite par l’hypophyse. Les principales fonctions de la LH sont de :

  • Promouvoir la synthèse des androgènes par les cellules thécales de l’ovaire et les cellules interstitielles du testicule
  • Déclencher l’ovulation, par stimulation d’une cascade d’enzymes protéolytiques conduisant à la rupture de la membrane basale du follicule
  • Maintenir le corps jaune au cours du cycle menstruel

Le contrôle de la sécrétion 

La synthèse et la sécrétion de LH par l’hypophyse sont sous le contrôle de différents régulateurs tels que :

  • La LH-RH ( Luteinizing Hormone Releasing Hormone ) d’origine hypothalamique
  • Les œstrogènes ovariens.

Son rôle dans l’ovulation 

La concentration de l’hormone lutéinique (LH) augmente fortement environ un jour et demi avant le milieu du cycle.

Le pic de LH est responsable de toute une série de processus qui ont pour but de déclencher l’ovulation, de créer un milieu optimal pour une fécondation réussie et de synchroniser le déroulement temporel des processus.

(* Enrico Sertoli, 1842 – 1910, physiologiste et histologiste italien)