Ovaires et trompes

Les tumeurs bénignes

 

AVANT PROPOS

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Les tumeurs ovariennes bénignes les plus communes sont appelées « kyste de l’ovaire ». On parle de « kyste » car la plupart de ces tumeurs contiennent un liquide.

Elles sont beaucoup plus fréquentes que les tumeurs malignes. En France, le nombre d’hospitalisations pour tumeurs bénignes de l’ovaire concerne plus de 45 000 femmes, dont plus de 32 000 sont opérées.

 

LES DIFFERENTS TYPES DE KYSTES DE L’OVAIRE

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Il existe de nombreuses variétés de tumeurs bénignes ovariennes à contenu liquidien ou kystes. Parmi ces tumeurs, on distingue les kystes fonctionnels et les kystes organiques

LES KYSTES FONCTIONNELS 

La majorité des kystes de l’ovaire sont des kystes fonctionnels. Ils sont fréquents et se voient durant la période d’activité génitale, avant la ménopause. Ils peuvent, aussi, s’observer après la ménopause où ils représentent de 15 à 30 % des kystes de l’ovaire opérés.

Ils proviennent de la transformation kystique d’un follicule ou d’un corps jaune qui physiologiquement, aurait du régresser.

Les spécialistes considèrent que ces kystes fonctionnels résultent d’une stimulation ovarienne excessive par les gonadotrophines hypophysaires (LH, FSH) ce qui explique leur fréquence au moment des périodes postpubertaire et pré­ménopausique.

La relation entre les kystes fonctionnels et les cancers de l’ovaire n’est pas établie et est, en fait, peu vraisemblable.

La quasi totalité des kystes fonctionnels régressent spontanément. Le traitement habituel des kystes fonctionnels doit donc être l’abstention thérapeutique…

LES KYSTES ORGANIQUES 

Les spécialistes considèrent qu’il existe des kystes bénins, des cystadénomes bénins, des kystes à la limite de la malignité dits tumeurs  » borderline « . Les kystes bénins sont classés en quatre catégories principales, les kystes séreux, dermoïdes, muqueux et endométriosiques à contenu hémorragique.

Les kystes à la limite de la malignité doivent être systématiquement étudiés au microscope (histologiquement) car de 1 à 4 % des kystes, supposés bénins, se révèlent être malins.