Ovaires et trompes

Selon le stade

 

POUR LES FORMES LOCALISEES (STADES I)

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LE TRAITEMENT STANDARD

La chirurgie

Pour les tumeurs de bas grade, l’hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale (HTAB) et omentectomie est le traitement standard.

Les traitements complémentaires 

Dans le cas   de tumeurs de stade IA ou IB de bas grade (G1),   la chimiothérapie adjuvante n’est pas recommandée.

En Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), l’opportunité de ce type de traitement   sera discutée en cas de tumeur de grade intermédiaire (G2).

LE TRAITEMENT CONSERVATEUR 

Une option exceptionnelle

Le traitement conservateur est une option exceptionnelle qui sera discutée en RCP car son résultat est plus aléatoire.

Il peut être proposé aux femmes jeunes désirant une grossesse, pour les stades IA à IC, avec une forme mucineuse ou endométrioïde et intégrité de l’ovaire controlatéral.

En pratique… 

Dans ce cas, la chirurgie sera réalisée en deux temps.

Dans un premier temps une annexectomie unilatérale est réalisée.

Dans un second temps, après la grossesse ou dès l’âge de 40 ans, l’annexectomie controlatérale et l’hystérectomie totale seront réalisées.

 

POUR LES FORMES PLUS AVANCEES DE LA MALADIE

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AUX STADES II ET IIIB 

La chirurgie est un temps obligatoire du traitement. Elle sera associée à des traitements complémentaires, adjuvants ou néo-adjuvants.

Traitement initial 

L’hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale associée à une omentectomie et un curage ganglionnaire pelvien et lombo-aortique est le traitement standard.   La technique sera choisie par le chirurgien, selon l’étendue des lésions et les possibilités d’enlever en totalité ou en grande partie la tumeur.

Une chimiothérapie adjuvante de type   Carbo-Taxol™   est associée. Le traitement comprend 6 cures administrées tous les 21 jours.

Une éventuelle seconde séquence de traitement 

Une opération (laparotomie) de vérification souvent désignée par le terme anglais « second look » peut être proposée. Selon les lésions trouvées par le chirurgien plusieurs attitudes sont envisageables selon l’opération réalisée lors de la première séquence de traitement.

Si une chirurgie radicale a été réalisée au départ et que vous êtes en rémission clinique complète, 6 cycles de chimiothérapie de type Carbo-Taxol™ seront proposés.

Si une chirurgie incomplète a été effectuée au départ et que vous êtes en rémission clinique complète, une exérèse chirurgicale complémentaire suivie de 6 cycles de   Carbo-Taxol™   est l’option habituelle.

Si votre maladie s’est stabilisée ou est encore évolutive en dépit du traitement initial, la meilleure option est une chimiothérapie de deuxième ligne.

AUX STADES IIIC & IV  

Le contexte 

À  ce stade, il n’y a pas de traitement dit « standard ».

Les options possibles, « chimiothérapie néo-adjuvante première » ou « chirurgie première de réduction tumorale » semblent équivalentes en termes d’efficacité et seront discutées en RCP, pour s’adapter à votre cas particulier.

Dans le cas général 

L’objectif de la chirurgie demeure la résection complète, c’est-à-dire l’absence de résidu tumoral visible.

Si la résection complète, à la suite du bilan d’extension, ne peut techniquement être obtenue d’emblée, une chimiothérapie néo-adjuvante, avant l’intervention, est proposée. Dans ce cas, une chirurgie dite d’intervalle, entre 2 cures de chimiothérapie, au plus tard après la 3  ème   cure, est ensuite envisagée, avec objectif de réaliser une résection complète.

Les autres options 

Six cycles de chimiothérapie de première ligne de type   Carbo-Taxol™   sont une option. En cas d’échec, les alternatives possibles sont :

  • Un protocole associant le Caelyx   ™   au paclitaxel (Taxol™)
  • Un autre protocole de seconde ligne de chimiothérapie
  • Une irradiation de l’abdomen et du pelvis
  • Une hormonothérapie à base de progestérone à forte dose ou le tamoxifène,

La participation à un essai thérapeutique (étude scientifique sur des traitements prometteurs) au cours duquel est une nouvelle option thérapeutique sera évaluée, et une option à considérer.

  

LE CANCER DE L’OVAIRE RECIDIVANT

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LES PRINCIPES DU TRAITEMENT 

Ne pas perdre espoir ! 

Dans le cas d’un cancer récidivant de l’ovaire, des guérisons sont encore possibles lorsque la récidive est limitée. Si ce n’est pas le cas, les traitements auront comme objectif de contrôler le plus longtemps possible la maladie.

Il y a récidive et récidive… 

Les trois quarts des récidives surviennent durant les deux premières années suivant le traitement radical. La durée de la rémission ou intervalle libre sans traitement est un paramètre important pour déterminer les options thérapeutiques. On distingue deux types de rechutes :

  • Les rechutes précoces qui interviennent dans les mois qui suivent le traitement initial. Elles sont le plus souvent la conséquence d’une chimiorésistance.
  • Les rechutes tardives qui surviennent dans les années qui suivent le traitement initial (intervalle libre sans traitement/platine au-delà de 6 mois)

LES OPTIONS DE TRAITEMENT 

Elles varient selon que la rechute est précoce, dans les six mois suivants le traitement, ou tardive, au-delà de 6 mois.

En cas de rechute tardive 

Si l’intervalle libre sans traitement/platine est d’une durée de plus de 6 mois, on peut vous proposer

La chirurgie 

On peut considérer une option chirurgicale dont l’objectif est d’obtenir une résection complète de la tumeur et de ses extensions

La chimiothérapie 

Une option est de reprendre la chimiothérapie initiale ou des protocoles tels que

  • Gemcitabine-carboplatine + bevacizumab (1ère rechute si vous n’avez jamais reçu de bevacizumab)
  • Une association de paclitaxel ou de Caelyx™ ou de gemcitabine avec le carboplatine (2ème rechute pour le patientes ayant déjà recu du bevacizumab)
  • Une association de paclitaxel ou de Caelyx™ ou de gemcitabine avec le carboplatine suivie d’olaparib, s’il existe une mutation BRCA
  • Les options possibles
    • Si une bithérapie avec platine n’est pas possible pour des raisons de tolérance, on peut utilisé le carboplatine seul
    • Si l’utilisation du carboplatine n’est pas souhaitable, l’option peut être l’association trabectédine (Yondelis™ + Caelyx™)

En cas de rechute précoce 

Il n’y a pas de traitement standard mais plusieurs options sont possibles, selon le cas

  • Monochimiothérapie : doxorubicine LP, paclitaxel, topotecan (Hycamtin™) appartient à la classe d’inhibiteurs des topo-isomérases-I
  • Monochimiothérapie avec bevacizumab si ce médicament n’a pas été utilisé en première ligne (doxorubicine LP Caelix™, paclitaxel ou topotecan)

Les autres options 

D’autres médicaments sont envisageables, l’étoposide, l’altretamine (Hexastat™) est un agent alkylant actif par voie orale en 2 ou 3 prises quotidiennes, le catumaxomab (Removab™)  qui est indiquée pour le traitement intrapéritonéal de l’ascite maligne chez les patients atteints de carcinomes EpCAM–positifs.

Les essais cliniques 

La participation à un essai clinique peut être aussi une option pour une patiente présentant des tumeurs récidivantes ou persistantes.

 

VOUS ÊTES ENCEINTE…

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LE CONTEXTE 

Les cancers  de l’ovaire sont très rares au cours de la grossesse et ne concernent qu’une grossesse sur 30 000 environ. Seules 4 % des tumeurs ovariennes associées à la grossesse sont malignes…

Ces tumeurs sont souvent découvertes lors d’une échographie, notamment au premier trimestre, la maladie est souvent limitée.

LA PRISE EN CHARGE 

Le bilan d’une tumeur suspecte de l’ovaire est le même que celui réalisé en dehors de la grossesse, avec quelques particularités.

Le diagnostic d’un cancer ovarien devient de plus en plus difficile avec l’avancement de la grossesse. Le bilan repose sur l’échographie et sur l’IRM car le dosage du CA-125 est sans valeur au cours de la grossesse.

Pour les tumeurs évoluées, une laparotomie est réalisée sauf au troisième trimestre, laquelle sera faite au moment de la césarienne.

Les indications de la chimiothérapie dépendent du type histologique de la tumeur, de l’évolutivité tumorale, du stade d’extension et du terme de la grossesse.

LE PRONOSTIC 

Globalement, le pronostic des tumeurs dépistées pendant la grossesse elle le même que celui des cancers de l’ovaire.

Il dépend du stade initial et du type histopathologique. Il s’agit dans plus de la moitié des cas d’un adénocarcinome, suivi des dysgerminomes, de pronostic plus favorable.

Le pronostic des formes précoces est plutôt favorable.

 

POUR NOUS RESUMER…

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