Corps de l'utérus (endomètre)

les nouveautés

 

LA PRÉVENTION

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LUTTEZ CONTRE L’EXCÈS DE POIDS 

Il joue un rôle dans le développement du cancer en général et davantage encore pour certains cancers en particulier, dont celui de l’endomètre.

Une recherche épidémiologique néerlandaise portant sur 25 000 femmes de 40 à 65 ans sur 13 ans a révélé que l’excès de poids était, chez les femmes post-ménopausées, l’un des deux principaux facteurs de risques pour le cancer de l’endomètre et l’hyperplasie de l’endomètre (l’autre facteur est la prise de médicaments œstrogéniques).

Par ailleurs, des chercheurs suédois ont analysé les données épidémiologiques des pays de l’Union Européenne et ont découvert que 39 % des cancers de l’endomètre, dans ces pays, seraient reliés à un excès de poids.

UNE CERTAINE HYGIÈNE DE VIE… 

Mangez moins, mangez mieux… 

Trois études de cas-témoins montrent le rôle néfaste des graisses alimentaires…

Une étude, portant sur 695 femmes aux États-Unis, a démontré une augmentation significative du risque relié à la consommation de gras saturé (notamment le gras animal et les fritures). Ce travail a aussi montré une réduction du risque en cas de consommation régulière de céréales.

Un essai, portant sur 846 femmes de Suisse et d’Italie, à, lui aussi, trouvé une relation significative entre un excès de consommation de protéines et de graisses animales et l’augmentation du risque de cancer de l ‘endomètre.

Une recherche, plus récente portant sur 671 femmes, a, une fois de plus, mis en relief le lien entre l’apport de gras alimentaire et le risque de cancer de l’endomètre.

Pratiquez régulièrement des activités physiques ! 

Même si la corrélation entre la sédentarité et les cancers de l’endomètre n’est pas encore prouvée, une étude menée sur l’ensemble de la population féminine en Suède indique que l’activité physique (tant celle pratiquée comme loisirs que celle liée au travail et aux tâches domestiques) est susceptible de réduire le risque du cancer de l’endomètre après la ménopause.

Faut-il prendre des suppléments alimentaires à base d’isoflavones ? 

Les isoflavones se trouvent dans certains aliments, et plus particulièrement les graines et les pousses de soja.

Certaines observations portent à croire que les femmes dont l’alimentation est riche en isoflavones, qui sont des phyto-œstrogènes, diminueraient le risque de cancer de l’endomètre. Des études sont nécessaires pour confirmer ce point.

RESTREIGNEZ L’APPORT EN ŒSTROGÈNES ! 

En cas de traitement substitutif pour la ménopause, il est impératif que le traitement contienne de la progestérone ou un de ses dérivés afin de contrebalancer l’effet négatif des œstrogènes.Il faut se rappeler phytœstrogènes (œstrogènes d’origine végétale) ne représentent pas un facteur de risque, mais qu’ils atténuent l’effet des œstrogènes, en particulier sur l’endomètre.

 

 

LE DÉPISTAGE

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La génétique moléculaire pourrait permettre de détecter 12 gènes, dont plusieurs suppresseurs de tumeur, présents dans la plupart des cancers de l’ovaire et de l’endomètre, et utilisables à des fins diagnostiques.

Des résultats préliminaires, utilisant le Papgene sont encourageants. C’est un test applicable sur le prélèvement d’un frottis. Ce test génétique multiplex recherche les 12 gènes les plus souvent mutés dans les cancers de l’endomètre et de l’ovaire (APC, AKT1, BRAF, CTNNB1, EGFR, FBXW7, KRAS, NRAS, PIK3CA, PPP2R1A, PTEN  , et  TP53)  .

Si ces résultats sont confirmés par des études à grande échelle, ce test pourrait permettre une détection précoce de ces carcinomes gynécologiques.

 

DE NOUVEAUX MARQUEURS TUMORAUX

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LA NOUVELLE ÉTUDE 

L´apolipoprotéine A-I (ApoA-I), la préalbumine (TTR) et la transferrine (TF) sont trois marqueurs sériques du cancer de l´ovaire. Ces biomarqueurs pourraient également être liés au cancer de l´endomètre.

Dans une étude, portant sur chez 433 patientes, les taux sanguins de ces trois marqueurs ont été mesurés :

  • 210 femmes avec un cancer débutant de l´endomètre
  • 133 femmes avec un cancer de l´endomètre évolué
  • 90 femmes sans lésions de l´endomètre

Les résultats montrent que le dosage conjoint de ces trois marqueurs permet de distinguer les sérums issus de sujets sains de ceux ayant un cancer de l´endomètre débutant avec une sensibilité de 71% et une spécificité de 88%.

Il permet également de faire la différence entre les femmes sans lésions cancéreuses et celles qui ont un cancer évolué avec une sensibilité de 82% et une spécificité de 86%.

SON IMPLICATION 

Si ces données sont confirmées, ces trois marqueurs pourraient constituer un moyen diagnostic complémentaire pour la détection des cancers de l´endomètre.

 

FACTEURS PRONOSTIQUES

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LES MICRO-MÉTASTASES 

L’influence des micro-métastases ganglionnaires sur le pronostic est controversée. Des études systématiques sont en cours, pour préciser les indications des traitements adjuvants.

LA CO-EXPRESSION DE CERTAINS GÈNES 

Des travaux récents ont montré que la co-expression des gènes GAL-3 et CRIP-1 était associée à un pronostic plus réservé (grade histologique plus élevé, tumeur plus invasive du dans le muscle utérin).

Une validation est en cours pour conclure sur la pertinence de son intérêt pronostic en pratique courante.

 

LA PERTINENCE DU GANGLION SENTINELLE

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Des études ont rapporté un taux de concordance uniquement de 73% pour le stade IA, et 74% avec le stade IB entre l’IRM et l’histologie définitive.

Le ganglion sentinelle permettrait ainsi d’évaluer dans tous les cas, à minima, le statut ganglionnaire et d’offrir un traitement optimum.

Les premiers résultats de l’essai français « senti-endo » mettent en évidence une sensibilité de détection de 100%. La morbidité est en cours d’évaluation ainsi que le gain thérapeutique.

Actuellement le ganglion sentinelle n’est pas encore recommandé.

 

LUTTER CONTRE LES BOUFFÉES DE CHALEUR

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Des nouvelles molécules non hormonales sont en cours de développement.

Il s’agit d’antagoniste du récepteur neurokinine 3 (NK3): le MLE4901 et le fezolinetant.