Corps de l'utérus (endomètre)

L’épidemiologie

 

EN BREF…

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Le cancer du corps de l’utérus se développe, le plus souvent, à partir de l’endomètre,   muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus,  ce qui explique que les médecins utilisent souvent le terme de cancer de l’endomètre pour le désigner.

Il survient souvent entre 60 et 70 ans et l  ’âge moyen de survenue de la maladie est de 68 ans. Néanmoins, environ 15 % des cas sont diagnostiqués avant la ménopause.

Ce cancer est très différent de celui qui affecte le col de l’utérus qui est plutôt un cancer de type épidermoïde lié à une infection par le papillomavirus (HPV) et qui concerne des femmes souvent plus jeunes.

 

DANS LE MONDE

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En 2012, on dénombrait environ 320 000 cas dans le monde (5 % des cancers de la femme). Le risque de développer la maladie à 75 ans est de 1 %.

Dans les pays industrialisés, en particulier en Amérique du Nord et en Europe, le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent et le quatrième en incidence chez la femme, après les cancers du sein, du côlon et du poumon.

Dans l’Union Européenne,   selon les dernières estimations, ce cancer toucherait plus de 80 000 femmes et son incidence serait en forte augmentation.

 

EN FRANCE

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LES CHIFFRES EN 2017… 

Avec 8 400 cas estimés en 2017, le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent, se situant au 4  ème   rang des cancers chez la femme en termes d’incidence.   Il compte pour environ 13 % de tous les cancers diagnostiqués chez la femme et il est plus fréquent que le cancer de l’ovaire.

L’incidence annuelle, ajustée pour l’âge, pour 100 000 femmes est de 11,2. Elle est en légère augmentation depuis 2010.

Le risque cumulé de développer un cancer de l’endomètre au cours de l’existence (période 0–74 ans) est de l’ordre de 1,4 %.

Son incidence augmente après la ménopause, période où sont diagnostiqués plus des trois quarts des cas. De fait, l’incidence annuelle pour 100 000 femmes passe de 3,5 cas, pour les femmes de moins de 45 ans, à 80 cas après la ménopause.

SON PRONOSTIC 

C’est un cancer dont le pronostic est relativement bon avec une survie nette de 75 % à 5 ans et de 68 %, à 10 ans.

En 2017, le taux de mortalité standardisé est estimé à 2,2.   Il faut savoir qu’entre 1980 et 2015, ce taux a baissé de 1 % par an.

Avec  2 336 décès estimés, ce cancer se situe au 14ème rang des décès par tumeurs solides.

 

 

Mise à jour 2 janvier 2018